Le Palais de SiSi

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L’Achilleion est un palais néoclassique de style pompéien situé en périphérie du village de Gastouri, dans le district municipal d’Achilleio, sur l’île grecque de Corfou.

Construit en 1889-1891 en l’honneur du héros homérique Achille par l’impératrice Élisabeth d’Autriche-Hongrie (plus connue sous le surnom de « Sissi »), il est racheté par le Kaiser Guillaume II d’Allemagne en 1907 puis occupé par les troupes françaises et serbes, qui en font un hôpital militaire, pendant la Première Guerre mondiale.

Après la signature du traité de Versailles, l’Achilleion est nationalisé par l’État grec en guise de réparations de guerre. Occupé par les troupes de l'Axe pendant la Seconde Guerre mondiale, il est rendu à la Grèce à la Libération puis transformé en casino et en musée en 1962. Aujourd'hui, même si la résidence accueille sporadiquement des sommets européens (comme lors de la signature du traité de Corfou en 1994), c’est surtout un musée consacré à ses deux plus célèbres propriétaires.

Le palais de Sissi

Après un nouveau séjour à Corfou en novembre 1888, Sissi prend la décision de s’y faire bâtir un palais. Elle rachète à son ami, le riche corfiote Petros Vrailas Armenis, la Villa Vraila et la fait remplacer par un palais dédié au héros antique Achille qu’elle commande à l’architecte italien Raffaele Caritto. Sissi, passionnée par l’œuvre d’Homère, désire en effet rendre hommage à ce personnage tragique dont elle a déjà placé une statue dans le parc du château de Miramare en 1885. Selon elle, Achille incarne, en effet, « l’âme grecque et la beauté de ce paysage et de ce peuple » fait découvrir sa demeure à son époux, l’empereur François-Joseph, et à sa fille cadette, l’archiduchesse Marie-Valérie, lors d’une visite des Habsbourg en Grèce.

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  En mars 1891, Sissi malgré son désir de s’établir à Corfou, Sissi garde le goût des voyages et elle ne réside finalement que quelques mois de l’année à l’Achilleion. En son absence, le palais peut être visité par les touristes de l'époque, après avoir obtenu l'autorisation du consul autrichien de Corfou.

Après cinq ou six ans de ce régime, l'impératrice, lassée, envisage de revendre sa résidence ionienne. Cependant, le palais corfiote reste, toute sa vie, l’une de ses résidences favorites et la souveraine s’y rend presque à chaque printemps jusqu’à son assassinat par l’anarchiste italien Luigi Luccheni, à Genève, en 1898. L'impératrice porte d'ailleurs, en permanence, sur elle un minuscule album qui contient des photographies de son palais et de ses jardins.

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Date de dernière mise à jour : 31/07/2017